07 mai 2008
;
;
;
Définition des alentours
;
Voici venu le temps ou je ne nous souhaite plus rien. Le temps de voir que l’univers mystifié croule sous les pulsions célestes et mathématiques. Juste le temps de regarder le désastre qui s’offre a nous .
Nous, barbares civilisés, qui avons si peur de percevoir, qui ne vérifions plus rien, assis sur notre désillusion, nous laissons faire . En attendant la mort, nous nous goinfrons de gourmandises chimiques, après avoir ingurgité frénétiquement la moelle de toute espèces vivantes … Des tonnes de cadavres étranglés hantent a jamais l’obscurité de nos placards.
et bien, le voilà donc le temps des assassins possible… ceux qui bouffent de l'intérieur !
Les pulsions mécanisées et divinisées façonnent notre raison commune et matérialiste. Et lorsque s'affronte l’humanité au creux de la matière profonde et mélancolique de notre vivarium oxygéné, nous, raclure parfumé, spectre illustre, hôte microscopique, nous crachons frénétiquement dans nos artères de peur de ne pas réussir a redémarrer et notre salive infectée, en fonçant vers nos organes-machines, obéissant aussi aux lois cosmiques, nourrit irrémédiablement le mensonge universel !
Nous sommes amarrés, le cerveau déplanté et l’esprit encrassé par le sang malade injecté. Notre regard de mort vivant ne sais pas reconnaître l’indéterminisme possible et l’enfermement volontaire fait le reste; une pantomime synchronisée avec comme sonorité rassurante, les lamentations de nos dieux séniles et les pulsions de notre sexe, sorte de girouette instinctive, pointant dans la bonne direction.
L’humain occidental pauvre naît libre, puis, choisit de se soumettre aux lois stratégiques en vigueur et de transformer ses interrogations en croyances figées. Par la technique et l’éducation intensive, la conscience disparaîtra, nous n’aurons plus la puissance d’anéantissement qui nous permettrais de nous affranchir de tout être fabriqué, de nous arracher au poids des choses, et ainsi devenir libre. Non, seule compte notre ascension virtuelle et gadgétisée, la construction d’un soi identifié et reconnu, comme un objet inutile et beau, comme un électron bien ordonné et instrumentalisé .
Et ailleurs, dans l’abandon de continent-fourmilières, les misérables courent de descendance en descendance, essayant d’échapper a la fatalité, leur pieds buttant sur les milliards de carcasses accumulées dans le goulet. Pas de longue vie pour les miséreux, pas de choix, rien d’autre que la débâcle cannibale !
La barbarie n’est, pour la nature, qu’un moyen parmi tant d’autre, dégraissant et nécessaire. Elle a toujours servi l’univers arrogant qui, depuis toujours, dévore ses peaux morte avec méthode et indifférence.
;


















